Enterrement de vie de jeune fille de v3nusia

Bonjour à tous ! Cassandra’s talking !

Quand Vénusia m’a proposé d’écrire cet article, je me suis empressée de répondre que j’en serais honorée, car pour tout vous dire, cet Enterrement de Vie de Jeune Fille (EVJF), c’est une sacrée histoire …
En tant que bonne future ingénieure (hum hum), je vais décliner cet article en quelques sous parties (classe n’est-ce pas ?), qui j’espère, vous seront plaisantes à lire, et vous feront bien rire !
Commençons par le commencement, quand il a fallu se fixer quelques objectifs…

Objectif 1 : imposer un EVJF à Vénusia

Oui parce qu’il faut tout de même préciser que Vénusia espérait tout au fond d’elle-même avoir un EVJF mais ne pensait pas cela possible… C’est alors avec tout mon amour de petite soeur et ma tendresse naturelle que je lui ai expliqué qu’elle ne pourrait pas passer outre. Mais enfin, il a bien fallu qu’elle pose des règles : pas plus de quelques heures, pas n’importe quoi, pas n’importe quoi, ne pas lui faire faire n’importe quoi et surtout, pas devant n’importe qui ! Alors cela peut sembler évident quand on connait la récente Vénusia devenue casanière (oui oui chère soeur, j’ai bien employé ce terme :D) mais pas forcément quand on l’a connu déjantée comme durant sa jeunesse, alcoolique qu’elle a pu être *tousse tousse*
L’objectif premier étant clarifié, il ne fallait pas se défiler, et l’organisation pouvait commencer… Mouhahahahaha !

Objectif 2 : rassembler les filles
Faut avouer qu’organiser l’EVJF de quelqu’un qui habite au Canada, se marie à Paris mais a la plupart de ses amies en Provence n’est pas franchement le plus simple qu’il soit !
Heureusement, les filles ont toutes étaient emballées et je n’aurai pas espéré rassembler tant de belles nanas pour cet événement (big up les filles ! <3) … *ma soeur a donc bien des amies :O !*
A vrai dire, ça a été la partie la plus simple finalement, car la distance n’altère en rien une belle amitié 🙂

Objectif 3 : trouver à faire « pas n’importe quoi »
Ayant une soeur délicieusement exigeante, jeune maman et timide à ses heures perdues, trouver les bonnes activités et le bon lieu n’a pas été de tout repos. Il fallait envisager que Freyja puisse être avec nous, donc éviter les lieux où Vénusia ne pourrait pas allaiter ou la prendre dans ses bras en moins de 10 secondes, ne pas aller trop loin pour ne pas s’éloigner des préparatifs, trouver quelque chose qui lui plait et lui laisse un bon souvenir, prévoir qu’il pouvait faire un temps tout pourri en ce mois d’hiver parce que oui, elle a prévu de se marier en décembre !… Bref, autant d’éléments à prendre en compte qui ne nous facilitaient pas la tâche. Je vous laisse deviner que ce n’était rien d’impossible à surmonter pour méga Tata Gaga et son équipe de choc !
(Petite parenthèse sur ce beau surnom : tata Gaga est un surnom voulu et choisi, qui symbolise juste une tata folle de sa nièce adorée, il ne faut pas s’inquiéter de mon état mental… enfin je crois…)
Après concertation avec les autres filles, tout est devenu clair. Il n’y avait plus qu’à tout confectionner…

Objectif 4 : définir où tout ce « pas n’importe quoi » allait se dérouler
Ou comment remercier Coralie de nous avoir laissé envahir sa maison ! Nous étions parti sur l’idée d’une journée à Paris suivie d’un AirBnb, mais les transports allaient nous manger la moitié de la journée. Coralie nous a proposé sa maison, elle a dû insister mais on a pas mis trop de temps à abdiquer, on l’avoue. Alors nous avons eu une belle maison pour planifier toutes nos cachotteries ! Encore un grand merci à Cora (et Loann qui a bien été obligé de nous laisser la maison héhé) !
Le carnet de route étant prêt, la date et le lieu fixés, les décorations et accessoires prêts… tout était en place. C’est donc en ce 15 décembre 2016 que Vénusia s’est vu enterrer sa vie de jeune fille.
Allez, c’est parti, je vous raconte tout !
Afin de mieux mettre Vénusia dans l’ambiance de son EVJF, nous lui avons concocté une énigme à résoudre pour pouvoir être admise à cette journée. Vous vous doutez bien que nous avons donc fait simple (trop d’ailleurs pour son vif esprit !).
Ainsi, le dimanche 11 décembre, elle a reçu la première partie de son énigme, le jour suivant la deuxième, et ainsi de suite jusqu’au mercredi où l’énigme était complète :

 

La dernière image était accompagnée du texte suivant : « Dans ce miroir Harry a trouvé ce qu’il désirait. Le nom de son inventeur est la clef de cette énigme. »

Alors, vous l’avez ? Bien sûr il faut bien connaitre Harry Potter pour découvrir cette réponse, car on parle de la pierre philosophale et de son inventeur : Nicolas Flamel. Facile hein ?
Elle a même été au delà de la réflexion puisqu’elle a pensé aux 7 épreuves qu’Harry passe dans le premier tome, et elle n’était pas loin de la vérité…

Marion, Natacha, Amandine, Coralie et moi-même étions sur le pied de guerre dès l’aurore ! Nous nous sommes divisés les tâches par équipe : équipe cuisine et équipe décoration. Après plusieurs heures de dur labeur, voilà qu’était venu l’heure d’aller chercher Vénusia et Freyja…
Tout à coup, une brillante idée nous est venue : débarquer déguisées n’importe comment pour lui faire croire qu’on allait faire n’importe quoi ! Alors oui, nous avions l’air de … de rien ! Enfin si, de belles demoiselles comme nous, ça fait toujours bien, haha !
Nous sommes arrivées devant la maison de Philippe en klaxonnant comme des folles (nous nous excusons par ailleurs auprès des voisins de Filou ^^) avec une pancarte digne de ce nom…
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Honnêtement, je pense qu’on a bien réussi notre coup… J’ai vu la détresse dans les yeux de Vénusia quand elle nous a vu arriver comme ça, j’avoue qu’on en était pas peu fières, mouhahaha !
On lui a ensuite fait croire un court instant que nous partions loin, et qu’elle aurait à faire des câlins aux gens dans la rue qu’elle pourrait croiser puisqu’elle a eu une belle pancarte « FREE HUGS » (« câlins gratuits » pour les moins bons en anglais). Bien sûr, en 10 minutes nous étions arrivées à destination, et elle n’a pas eu à vivre toutes ces horreurs…
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Une des grandes traditions d’un EVJF est : le déguisement. Vénusia s’est donc déguisée en la plus jolie des Alice :D. Nous avions hésité avec une elfe, ou encore une élève de Poudlard, mais Alice l’a emporté haut la main !
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Après s’être vêtue de sa belle robe bleue, nous lui avons expliqué comment allait se dérouler l’après-midi et la soirée :
L’EVJF était régit par les 7 péchés capitaux afin de pécher une dernière fois avant de devenir une mariée bien sage. Ainsi, elle a eu 7 épreuves à passer en accord avec ces péchés. Vénusia allait recevoir des indices et devrait en deviner le péché pour commencer l’épreuve.

Péché n°1 : la gourmandise avec Merry et Pipin (Seigneur des Anneaux)
Trouver l’activité de ce péché n’a pas été la plus compliquée, on l’admettra. Nous nous sommes rééééééégalées de ces bons cupcakes vegans (sortis tout droit de chez Les délices de Gigi), décorés par les soins de Natacha. La table du goûter était sous le thème d’Alice au Pays des Merveilles, avec des cartes, une montre gousset, et de jolies fioles « Drink me », je suis pas peu fière du résultat ! 😀
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Péché n°2 : l’envie avec Dudley Dursley (Harry Potter)
Ici en revanche, trouver une activité sur ce thème n’a pas été simple… Nous avons opté pour une création : chacune de nous devait confectionner un panneau sur ses envies. Pour cela nous avions tout le matériel créatif nécessaire ainsi que des magazines. Vénusia devait élire le plus beau des panneaux et c’est Marion qui a gagné avec des envies simples pour ne pas être frustré 😉
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Péché n°3 : la paresse avec Baloo (Le livre de la jungle)
Aller se faire dorloter dans un centre étant compliqué dans le court laps de temps qu’il restait avant le mariage, nous avons décidé de faire venir l’institut à elle ! Deux équipes ont tout mis en oeuvre pour relaxer Vénusia, en usant de leurs charmes et de cosmétiques appropriés 😀 Vénusia a donc pris son pied et a ainsi trouvé du temps pour se détendre avant son mariage… mission accomplie les filles !

Péché n°4 : la luxure avec Tyrion (Game of Thrones)
Sans doutes mon préféré car super original et personnalisé. Nous avons fait un atelier couture et réalisé une magnifique jarretière pour la future mariée (enfin, les plus douées en couture, personnellement je n’y ai pas touché ^^).
Voilà quelque chose de vieux, bleu et neuf à porter pour le Jour-J, presque tout y était !

Nous sommes ensuite passées au repas.
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Alors, des pronostics sur ce que nous lui avons servi ?

– Le jus d’Hermione était tout simplement du jus de citrouille, terriblement délicieux par ailleurs, en référence à Harry Potter.
– Les délices de Molly, pour Molly Weasley, était un pâté en croûte vegan accompagné d’un gratin de citrouille, toujours en référence à Harry Potter.
– Le pain elfique : un pain presque gâteau, nourrissant, faisant référence à la Lembas dans le Seigneur des Anneaux.
– Et en dessert, une tarte à la mélasse pour l’univers d’Harry Potter et des tartelettes à l’orange pour le Seigneur des Anneaux avec l’oeil de Sauron.
C’était vraiment réussi et délicieux (à l’exception de la tarte à la mélasse peut-être ^^), je suis super fière de l’équipe cuisine, vous avez excellé les filles !

Péché n°5 : l’avarice avec Gollum (Seigneur des Anneaux)
Durant le repas, nous avons lancé le 5ème péché. Dans l’univers de Vénusia, un des personnages des plus avares est certainement Gollum ! Il est très connu pour ses énigmes et nous lui avons donc créé un jeu de cartes avec énigmes. On doit dire que ça nous a donné du fil à retordre !
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Péché n°6 : la colère avec la Reine des coeurs (Alice au Pays des merveilles)
Je ne sais pas comment exprimer à quel point nous avons ri pour ce péché ! Afin d’évacuer toute colère avant son mariage, la future mariée a du se défouler sur une pinata… Seulement, la pinata a été plus difficile à démolir que prévu ! C’était tellement drôle de la voir viser à côté, tout en essayant de ne pas taper trop fort pour ne pas réveiller Freyja ! C’était un moment magique…

Péché n°7 : l’orgueil avec Kuzco (Walt Disney)
Pour finir, nous avons opté pour un shooting photo afin de sceller le péché de l’orgueil. Nous avions ramené des accessoires en tout genre, qui nous vont plutôt bien, voyez par vous-même 😉
Lors de cet EVJF, tout a été fait pour plaire à Vénusia, dans les moindres détails… le thème, le lieu, les horaires, les activités, la décoration, le repas, les musiques (sa playlist spotify, facile), le fait d’avoir Freyja avec nous, et surtout d’essayer d’être à nouveau une jeune fille avant son mariage.
J’espère que cela lui a plu, parce que de notre côté on s’est bien amusé !!! Cela nous laisse de beaux souvenirs, que je suis ravie d’avoir partagé avec vous toutes 🙂
Pour ma part, j’attends avec impatience qu’elle organise le mien, car oui, chacune son tour héhéhé ! 😀
Pour conclure cet article, je laisse le mot de la fin à ma chère soeur 😉

Un grand merci les copines pour ce moment génialissime, un immense merci à ma soeur d’amour qui s’est donné tant de mal (puis aussi à Christophe qui a fait les petites mains en amont pour aider à la déco 😉 ).
Vous êtes toutes / tous au top et j’ai bien hâte de vous revoir  : au Québec pour certaines, avec un nouveau trésor, en provence, et je ne sais pas encore où pour la dernière mais on arrive toujours à se retrouver ma bébé-soeur adorée ❤
PS : La pinata était truquée c’est certain xD
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Même qu’on nait imbattables !

Je suis beaucoup moins présente sur le blog depuis quelques mois je l’avoue. 

La « faute » à un petit bout de pure bonheur de 65cm (grandeur à réévaluer  selon le moment où vous lirez cet article)!

Freyja est une enfant qui demande beaucoup d’attention. Freyja étant mon premier enfant je n’ai aucune idée de si elle est plus ou pareil que les autres et honnêtement je m’en fiche 🙂 Elle est comme tous êtres humains : unique ! 

D’ailleurs notre relation elle aussi est unique. J’ai décidé d’être disponible pour elle, de l’accompagner dans son évolution au quotidien, de la laisser grandir à son rythme, de respecter ses phases et d’essayer de les comprendre pour arriver à être une mère bienveillante. 

C’est pas tous les jours facile hein! Parfois j’ai envie de me taper la tête contre les murs !! Mais j’essaie au maximum d’être là pour elle et au fur et à mesure qu’elle grandit je m’aperçois que rien n’est constant, tout évolue et lutter pour la faire rentrer dans un moule défini par des obligations d’adulte est ridicule. 

Bref, je m’adapte à elle et non l’inverse. 

Heureusement nous avons la chance d’avoir un époux (pour moi) et un père (pour elle) compréhensif et ouvert d’esprit qui nous soutient au quotidien.

Tout ça pour dire que depuis que Freyja est née outre le fait que mes priorités ont changé, je m’intéresse grandement au concept de bienveillance, au développement des enfants (en particulier de 0 à 3 ans et de tous les enjeux que représente cette période de la vie), j’en arrive à découvrir la neuroscience affective, les études qui s’y rapportent et comment elles remettent en question ce que nous pensions savoir sur l’enfance : l’influence des hormones sur nos petits bouts, en particulier l’ocytocine (hormone de l’amour et de l’attachement) mais aussi l’hormone du stress et son impact négatif sur le développement du cerveau et les répercussions qu’elle engendre sur la vie future de nos enfants. 

Pour schématiser, je visualise Freyja comme un petit être muni d’une jauge d’amour et mon travail serait de veiller à ce que cette jauge soit toujours au plus haut niveau possible. 

À force de farfouiller par ci par là je suis tombée sur ce projet : 

https://www.touscoprod.com/fr/imbattables

C’est un documentaire en réalisation sur l’éducation positive, sur l’impact qu’elle a sur les enfants mais pas que, car il a été tourné en Suède où les violences à l’encontre des enfants sont bannies depuis … 1979! Il y a donc une génération d’adultes pour témoigner des bienfaits d’un système d’éducation bienveillante. 

Ce film a besoin de soutien et il s’est donc ouvert une campagne de socio-financement pour aider à son aboutissement. 

J’avoue que c’est un sujet qui me tient très à cœur et c’est pourquoi j’ai décidé de prendre le temps de vous en parler parce que si tout ça résonne en vous, vous aurez peut être envie d’aider ce projet à se concrétiser. 

Je pars du principe que pour nous éduquer et pour que nos mentalités changent il faut que nous ayons des connaissances et des exemples nous montrant que oui c’est possible et oui ça fonctionne. C’est important d’avoir des études sur lesquelles nous baser, des supports (livres, documentaires, …) qui nous amènent peu à peu à faire évoluer nos pratiques. 

Il manque encore 20 000€ pour que le documentaire voit le jour, ils ont déjà récolté plus de 16 000€ lors de la dernière campagne, je crois les doigts pour ça fonctionne ! 
Je vous partage un bout de la pensée de Marion, la réalisatrice, pour ceux qui auraient la flemme de cliquer sur le lien 😉 

PS : Freyja s’étant réveillée avant la fin de l’écriture de cet article, vous excuserez les fautes et les tournures de phrases approximatives car je n’ai pas vraiment le temps de me relire !)
Marion : 

Le 22 décembre 2016, la France interdisait les violences éducatives et rejoignait alors 51 pays à avoir voté l’abolition des châtiments corporels.

l’article 371-1 du code civil signifiait désormais que l’exercice de l’autorité parentale exclut « tout traitement cruel, dégradant ou humiliant, y compris tout recours aux violences corporelles. » Un pas-de-géant contre les violences faites aux enfants en France.

Pourtant, pas même une semaine plus tard, le 27 décembre, 60 sénateurs saisissaient le Conseil Constitutionnel pour faire annuler cette loi. La nouvelle, de cette saisine très discrète et ne souhaitant pas attirer l’attention des militants, est arrivée comme une bombe. Depuis Stockholm, je me suis moi-même demandée « Qui sont ces gens qui se battent, corps et âme, pour avoir le droit de battre les enfants ? »
REJOIGNEZ LES 500+ CO-PRODS 

Vous avez été tres nombreux a soutenir le film lors de la précédente campagne. Rejoignez les centaines de co-prods en participant vous aussi durant cette suite et fin de collecte, pour la sortie du film !

Bande-annonce du film :

Extrait 1 :

Extrait 2 :

Extrait 3 :

Le 22 décembre 2016, la France interdisait les violences éducatives et rejoignait alors 51 pays à avoir voté l’abolition des châtiments corporels.

l’article 371-1 du code civil signifiait désormais que l’exercice de l’autorité parentale exclut « tout traitement cruel, dégradant ou humiliant, y compris tout recours aux violences corporelles. » Un pas-de-géant contre les violences faites aux enfants en France.
Pourtant, pas même une semaine plus tard, le 27 décembre, 60 sénateurs saisissaient le Conseil Constitutionnel pour faire annuler cette loi. La nouvelle, de cette saisine très discrète et ne souhaitant pas attirer l’attention des militants, est arrivée comme une bombe. Depuis Stockholm, je me suis moi-même demandée « Qui sont ces gens qui se battent, corps et âme, pour avoir le droit de battre les enfants ?’’
Le 26 janvier 2017, les 60 personnes responsables de cette saisine sont arrivées à leurs fins. Le texte de loi a été officiellement annulé par le Conseil Constitutionnel. Et tout cela, presque en même temps que le vote d’une loi pour des condamnations moins sévères pour les violences sur enfants en Russie.

La France, main dans la main avec la Russie. Depuis la Suède, je me suis sentie bien impuissante.
Une heure à peine après la décision du Conseil Constitutionnel, un déchainement des médias. Des titres hallucinants du monde, du Figaro ou encore de LCI : « La fessée restera finalement autorisée’’ ’’La fessée finalement pas interdite en France » « La fessée restera autorisée décide le Conseil constitutionnel »  »Finalement, la fessée n’est plus interdite”. Un défilé lugubre, un appel pour la violence.
La palme revenant quand même a M6 INFO et son : « Finalement, la fessée restera dans le Code civil’’ Taper son enfant ? Un droit sacré selon les médias ! 
Notons quand même l’extrême réactivité de tous ces medias qui se sont emparés de la nouvelle dans l’heure suivant la décision alors que le 22 décembre, après le vote de l’interdiction, il aura fallu attendre presque une semaine (On ne va pas gâcher les fêtes de Noël hein) pour que quelques émissions/journaux daignent relayer l’information.

Bref, en France, pas touche a mon droit de correction !
Le lendemain de l’annulation de la loi, on apprenait la mort d’Oumar, 15 ans, décédé d’un arrêt respiratoire après … des coups de ceinture infligés par son beau-père . Un crime. Non, un  » drame familial  » selon les journaux.

Indignation, colère du peuple. Et c’est reparti pour une marche blanche comme on les aime tant en France. 
J’ai alors repensé à l’histoire de cette femme qui quelques mois plus tot avait frappé son fils de 16 ans de sa ceinture en direct sur Facebook. Et de l’incroyable et inimaginable soutien qu’elle avait alors récolé des quatre coins de la France.

Parce que bon « quelques coups de ceintures, ça ne tue pas ! » s’exclamaient les Français en coeur. Et pourtant, ce vendredi, Oumar en est mort, de ces coups de ceintures. Mort de l’afflux du sang provoqué par ce que les medias s’entête à appeler  » une punition « . Mort sous cette torture. 
Vous dites que la fessée fait circuler le sang . 

Elle le fait plutôt couler, le sang.
Celui d’Oumar, et celui de 700 enfants chaque année, sur le sol français. 2 enfants par jour. 2 enfants aujourd’hui au moment où j’écris ces mots. 2 enfants demain. 2 enfants après-demain… Mais non, malgré cela, malgré ce problème de santé publique d’une ampleur phénoménale qu’est la maltraitance des enfants, les medias français ont préféré titrer et laisser croire à qui veut bien l’entendre qu’en France, taper son enfant, le corriger, le frapper, voire même, le cogner, c’est un droit parental intouchable.
Je ne leur dis pas merci. Oumar ne leur dit pas merci. Les 700 enfants qui tomberont sous les coups en 2017 ne leur disent pas merci.
Ayant annoncé cette nouvelle en Suède, cette folle annulation qui a envoyé les pires signaux à la société française, je n’ai rencontré que de l’incompréhension. Et de la colère. Ainsi que cette phrase qui revient tout le temps, partout, peu importe avec qui je converse : « Parce qu’en France c’est LEGAL de lever la main sur un enfant …?!’’
’’Même qu’on naît imbattables !’’, le cri du coeur de toute une génération, d’un pays voisin et pourtant tellement lointain.
Pendant la précédente campagne d’appel aux dons, j’ai reçu énormément de messages, d’encouragements, de remerciements, de commentaires, de soutien, et j’en suis très reconnaissante. Cependant, les différents extraits du film ont aussi provoqué des réactions vives, de la colère, de l’indignation, des insultes même. Évidemment, je m’y attendais, la France étant à l’heure actuelle peuplée de plus de 85% de personnes justement favorables la violence éducative, la fessée, la gifle, la correction, la branlée ou que sais-je encore. 

Certains défendent toutes ces violences, d’autres n’en défendront que quelques-unes (ex : la fessée c’est ok, mais pas la gifle). Des différences de graduation très personnelles, agrémentées du très célèbre « Parce que bon, j’en ai pris et j’en suis pas mort …!’’

Alors tout cela, ça m’a donné envie de faire une FAQ des 10 remarques et questions les plus courantes que j’ai pu lire au cours de ce mois. On commence ?
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1-  »Moi j’ai été élevé à la fessée et au martinet et je les en remercie !’’, ‘J’en ai mis des fessées à mes enfants, et ils m’adorent !’’, ‘On a tous pris de sérieuses raclées, et alors .On ne renie pas nos parents !’’
La théorie de l’attachement, Bowlby, ça vous parle…?
« Nous avons une capacité innée à tout faire pour maintenir les liens affectifs avec nos figures d’attachement (nos parents en premier lieu), et cela même si le prix est très élevé pour nous-mêmes. Un enfant qui a un attachement insécure à sa figure d’attachement primaire est tout aussi fortement lié affectivement qu’un enfant ayant un attachement sécurisant. Les enfants se lient également quand ils ont des parents qui les abusent, les négligent ou les effraient – ils doivent le faire, poussés par un inébranlable, inné instinct de relation »
Que vous aimiez vos parents, que vos enfants vous aiment, personne ne le renie, c’est en nous tous de chercher le lien social, l’amour de ses parents. Pourquoi croyez-vous que les enfants maltraités défendent leurs parents, ne parlent pas, jusqu’a la mort des fois…? 
Un enfant aime ses parents. Même si ceux-ci lui font du mal. C’est ainsi. Alors vous allez me dire, vous n’êtes pas un monstre sanguinaire qui tuerait son enfant ! Non. Personne n’a dit ça. Mais cela ne change rien. La violence éducative a de graves conséquences sur le cerveau humain et la société, c’est un fait. La violence éducative fait du mal. Et ça vos parents eux, ne le savaient pas, on ne le savait pas il y a encore 30 ou 20 ans. 
Mais maintenant, si. Parce qu’on n’arrête pas le progrès, que les neurosciences affectives ont vu le jour, et fait des pas de géants dans la compréhension du cerveau humain. Alors on n’a plus le droit de fermer les yeux, et de prendre comme excuse « Moi, je remercie mes parents. »
Les enfants remercient leurs parents. Qu’ils les aiment, qu’ils les frappent, qu’ils les laissent seuls dans une armoire, à mourir de faim … En aucun cas on ne peut prendre l’amour d’un enfant pour ses parents comme preuve d’une éducation saine et respectueuse. C’est inné, les enfants se sacrifieraient pour la relation à leurs parents. Ils sont les êtres les plus loyaux et les plus dévoués de notre espèce humaine.
Ne les trahissons pas.
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’2- ’Non mais c’est quoi ça, la France qui veut interdire la fessée ! On ne voit vraiment ça qu’en France de telles conneries !’’
Non. Le fait est qu’on ne voit pas ça qu’en France. On voit ça dans de très nombreux pays aujourd’hui, et heureusement. Les organisations en tous genres se battent pour faire respecter les droits humains des enfants. À ce jour, ce sont 51 pays qui abolissent les châtiments corporels et traitements humiliants. Et la liste n’a pas fini de s’allonger. 
Alors dire que la France fait cavalier seul, oui. Mais pas en voulant voter cette loi. Plutôt en continuant de se battre pour battre les enfants. Ça vous paraît dingue je suppose, vous vous dites que votre voisin, votre factrice, votre boulanger, votre belle-maman, votre prof de violon, et tous vos contacts sont eux aussi comme vous dans l’idée  »qu’une bonne fessée ça fait pas de mal !’’ ? Vous vous dites donc que vous êtes grandement majoritaires, que les « anti-fessées » sont des hippies, ou même encore, débarquent tout droit du monde des bisounours . Eh bien non. En fait, desolée, mais sur ce point vous avez tout faux. Voyagez et vous verrez combien l’éducation telle qu’on s’acharne à vouloir la penser en France, n’a pas du tout la cote dans biens des pays d’Europe. Pour tout vous dire, en Suède, on nous colle l’étiquette de « barbare » ou au mieux  »d’arriérés ». Bref, cette pensée commune que vous ressentez peut-etre en France est en fait tout, sauf commune.
Les enfants sont la seule catégorie de personnes que l’on peut taper.

Taper un adulte, c’est une agression.

Taper un animal, c’est de la cruauté.

Taper un enfant, c’est … de l’éducation ?
Rien ne vous dérange…?
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’3- ’Occupez-vous des enfants maltraités plutôt ! Il y a fessée et fessée, vous vous trompez de sujet là avec ce film.’’
Éradiquer la violence éducative c’est encore la meilleure arme contre la maltraitance. Pourquoi ? Après la mort d’Oumar ces jours-ci, voila ce qu’on lit dans les journaux :
 »Le quartier sous le choc. Sur le palier c’est l’effroi.  »Je n’ai absolument rien entendu « , se désole une voisine, au lendemain du drame. C’est une famille si calme, ils sont tous gentils…’’
Eh oui. Les 700 enfants qui décèdent chaque année en France sous les coups de leurs parents, ne meurent pas toutes aux mains de bourreaux, de monstres sanguinaires. Ça commence  » dans une famille gentille, par une claque, une tape, puis deux, puis un peu plus fort, puis …
Tant qu’on ne posera pas l’interdit FONDAMENTAL de porter la main sur le corps d’un enfant, tant qu’on acceptera un droit de correction des parents sur leurs enfants, chacun se fera sa propre limite de l’acceptable. Et à partir de là, il n’y a plus de limites.
La Suède nous le prouve. Ayant écrit un article a ce sujet, je m’etais alors entretenue avec la chef de l’unité Enfance des services sociaux de Södermalm à Stockholm qui me disait :
’’La maltraitance physique seule, sans dépendance ou maladie psychiatrique du où des parents, c’est très rare en Suède. Les parents suédois qui maltraitent physiquement leurs enfants sont des parents qui ont d’autres problèmes graves. Juste des coups, comme ça, c’est vraiment rare.’’
Tant qu’aux morts des suites de maltraitances, c’est très rare en Suède, ça arrive moins d’une fois par an. Si on rajoute à cela toutes les études qui font le lien entre violence éducative et maltraitance plus grave, on ne peut plus dire « ‘il y a fessée et fessée ». Le fait est que lever la main c’est ouvrir la porte à la violence. Et cette violence, on sait ou ça commence (une tape, une fessée, une claque), mais on ne sait jamais ou ça s’arrête.
Parlons de ces 700 enfants qui chaque année ne sont plus là pour le faire, mais n’oublions pas également tous les autres, qui ont physiquement survécus, mais dont la vie est détruite. Combien de millions de personnes en France ? 
Arrêtons de prendre ce sujet à la derision, arrêtons de rire. La fessée comme on dit, ce n’est pas un sujet drôle, à prendre à la légère. La maltraitance des enfants en France est aujourd’hui un énorme et mortel problème de santé publique.
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’4- ’Ouais, ouais, c’est bien gentil tout cela mais les Suédois aujourd’hui, ils s’en mordent les doigts d’avoir crée une génération de gamins ingérables, ils l’ont dit à la TV, et même dans les journaux ! Plus rien ne fonctionne dans ce pays a cause de l’éducation !’’
Il y a quelque chose que je ne peux m’empêcher de trouver drôle. La loi suédoise qui abolit les violences faites aux enfants date de 1979. Cela fait donc ? 38 ans. C’est cela. 38 ans. Cela signifie donc que les premiers enfants qui ont grandi sans fessées… ne sont maintenant plus des enfants, tout à fait ! Regardons donc la société adulte telle qu’elle est aujourd’hui, pour voir le résultat clair et concret d’une éducation non violente a l’échelle de tout un pays. Pour y vivre dans cette société, au jour le jour, je vous assure qu’ils ne mordent pas. Si cette loi provoquait des sociétés déséquilibres et conduisait au chaos, ça se saurait. Les adultes seraient aujourd’hui complètement à cote de la plaque, et la société suédoise en décadence totale, étant constituée a plus de 90% d’adultes n’ayant pas recu de claques ni de fessées. Et devinez quoi . C’est tout le contraire.

Les enfants alors me direz-vous ? Ce sujet sera longuement abordé au cours du film. David Eberhard, qui a déclenché la folie des medias en France avec son livre « Comment les enfants ont pris le pouvoir », sera interviewé, comme vous pouvez déjà le voir dans la bande-annonce. Ainsi que Felipe Estrada, criminologue, qui lui, entre autre, nous dit : « On peut en être plutôt sûr. La criminalité chez les jeunes n’augmente plus en Suède. Au contraire, depuis la fin des années 70, elle n’a pas arrêté de chuter.’’ 
À suivre.
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5-  »Bon et sinon, ce film c’est un enchainement d’interviews en fait ou…?’’
Non. Le film n’est pas un simple enchainement d’interviews. C’est ce que vous avez vu dans les extraits pour l’instant, pour la simple et bonne raison que le film est en cours de montage. À venir ? Une voix off déjà et bien évidemment, différentes parties narratives. Bref, un documentaire quoi, une histoire, une plongée sensible, explicative, surprenante. 
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’6- ’C’est bien joli oui. Pourriez-vous aussi nous montrer (pour une fois…) des images de ces mêmes parents, genre départ pour la crèche le matin, le petit qui se vomit dessus, la grande qui refuse de s’habiller et de s’attacher dans le siège auto…’’
Une remarque revenue plusieurs fois et qui ne m’étonne pas. Avec l’ambiance Super Nanny en France, on est habitué à ce genre d’images, et clairement, on veut voir comment ça se passe, on veut des grands gestes, des pleurs, des cris. Mais voilà, je suis réalisatrice de documentaire, et non pas de tele réalité. Mon souci le plus central est et restera toujours le respect des participants et encore plus, des enfants et de leur image. Je n’aimerais pas qu’on vienne pointer sur moi une caméra en gros plan, quand je suis en pleine et immense détresse émotionnelle, et que des milliers de personnes regardent ensuite ça sur leur télé… alors pourquoi je devrais faire cela aux enfants ? La résolution de conflits vous intéresse, vous intrigue, je le comprends. Et c’est un thème qui suit tout au long du film. 
Ceci dit, et on y reviendra dans le film, les méthodes, les recettes toutes prêtes, sont-elles vraiment ce que l’on veut dans la relation avec nos enfants…?
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7- ‘’C’est honteux d’utiliser les enfants pour leur faire dire tout et n’importe quoi !’’
Ces extraits d’interviews d’enfants sont évidemment ceux qui ont déclenché les foudres, et plutôt 2 fois qu’une. Des enfants de 6, 8, 11 ans qui disent aux parents français de changer leur façon de penser, ça n’a pas plu à tout le monde. Mais voilà. Ces enfants avant d’être interviewés, ne savaient même pas pour la majorité d’entre eux qu’il existe des pays ou un parent peut légalement lever la main sur un enfant. 

Ils n’en avaient aucune représentation. Je leur ai donc montré des photos, et j’ai recueilli leurs ressentis, leurs mots, leurs messages qu’ils voulaient faire passer après avoir vu ces images. Spontanément. Des enfants touchés en plein coeur que cette violence existe, même ailleurs, et qui voulaient faire passer cet appel a la gentillesse et l’empathie. 
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8- ’’Ouais bon, on a compris que la Suède avait voté cette loi. Mais pourquoi ne pas parler plutôt de ce qu’il faut faire en France pour que ça change ?’’
Absolument. Le film n’est pas pour les Suédois, mais bien pour les Français, pour que les lignes bougent, en France. Voir, appréhender, comprendre les conséquences de cette loi a un niveau sociétal et individuel, c’est bien évidemment primordial pour comprendre les enjeux. Mais comprendre les causes qui ont conduit à ce changement et cette prise de conscience avant le reste du monde, c’est aussi un point essentiel, qui fait partie intégrante du film. 
Finalement, pourquoi chez eux et pas encore chez nous ? 

Vous le saurez bientôt.
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9-  »Vous ne pouvez pas respecter un point de vue différent du votre ? On fait encore ce qu’on veut chez soi, et avec ses enfants ! »
Non, desolée, mais on ne fait pas ce que l’on veut. Pour la simple et bonne raison que les enfants n’appartiennent pas aux parents. Ils ont des droits immuables comme nous tous. On a aboli les châtiments corporels des patrons sur leurs ouvriers, ceux des autorités sur les prisonniers, ceux des professeurs d’universités sur leurs étudiants ou encore ceux des hommes sur leurs femmes. Et on abolira les châtiments corporels des adultes sur les enfants. Si un homme giflait sa femme et vous rétorquait face a vos protestations qu’il fait bien ce qu’il veut avec sa femme, vous ne seriez pas d’accord. Vous ne respecteriez pas ce point de vue qui n’en est pas un. Eh bien les enfants, c’est pareil. Ce n’est pas une histoire de point de vue, c’est bel et bien de droits humains fondamentaux dont on parle. Et ces droits sont immuables, indiscutables.

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10-  »Ok mais pourquoi une loi ? C’est mieux d’aider les parents, plutôt que de les fliquer !

Evidemment qu’il faut aider les parents. Leur montrer des alternatives aux seules façons de faire qu’ils connaissent. Personne n’a dit le contraire. Mais la loi, elle est nécessaire. Tout simplement parce que ce sont les lois qui font les grandes avancées, ce sont les lois qui font une société.
En 1956, une loi interdisait pour la première fois le vin dans les cantines scolaires de nos écoliers en France. Si, si, c’est une réalité. Une nouvelle qui n’a pas plu, les adultes estimant qu’eux avaient bu de l’alcool a l’école et qu’ils n’en étaient pas morts ! Aujourd’hui, qui irait donner un verre de rouge a un enfant de 6 ans pour accompagner sa mousseline et son jambon…? Les lois nous font avancer, et cette loi, 38 ans plus tard, a métamorphosé les relations en Suède. 

Et si vous trouvez dingue que les enfants avant 1956 buvaient tous les jours du vin a l’école primaire, eh bien les suédois eux trouvent dingue que les enfants français grandissent dans les claques et autres fessées en 2017. Question de perspective. Question de loi et de ses conséquences sociétales.

Vous allez me dire que oui, mais c’était mieux avant ! Ouvrez vos livres d’Histoire, parcourez les pages, et réfléchissez a cette drôle de théorie. Non, ce n’était pas mieux avant. C’était meme, disons-le franchement, deja une belle catastrophe. La Seconde Guerre Mondiale, pour ne prendre qu’un exemple, elle date bien de l’époque de nos ancêtres. Le fait est qu’on n’a jamais vraiment su éduquer les enfants pour en faire des êtres pleinement empathiques. Mais aujourd’hui, on en sait beaucoup plus sur le sujet. Nous sommes en 2017 et nous savons désormais que la violence est a éradiquer de l’éducation si on veut pouvoir aller vers un avenir plus serein. Les enfants sont la clef de notre Demain.

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